La transition énergétique s’accélère en France avec l’entrée en vigueur de nouvelles obligations issues de la loi n°2025-391 du 30 avril 2025, dite loi d’adaptation au droit de l’Union européenne (DDADUE). Ce texte transpose notamment la directive européenne relative à l’efficacité énergétique (UE 2023/1791) et introduit de nouvelles règles pour les entreprises, les collectivités et les acteurs publics.
À partir de 2026, cette réglementation renforce les exigences en matière de sobriété énergétique, d’audit énergétique et de performance des bâtiments. Elle constitue une étape importante dans la stratégie nationale visant la neutralité carbone à l’horizon 2050.
La loi n°2025-391 vise à adapter le droit français aux objectifs européens de réduction de la consommation d’énergie. Elle prévoit plusieurs mesures structurantes pour améliorer la performance énergétique des organisations publiques et privées.
Les principaux objectifs sont :
Réduire durablement la consommation d’énergie finale ;
Améliorer la performance énergétique des bâtiments et infrastructures ;
Encourager la sobriété énergétique dans les politiques publiques et les projets d’investissement ;
Renforcer les obligations de suivi et d’évaluation énergétique.
La réglementation introduit une évolution majeure concernant les audits énergétiques des entreprises. Jusqu’à présent, ces audits concernaient principalement les entreprises de plus de 250 salariés. Désormais, les obligations sont davantage liées au niveau de consommation énergétique. Les entreprises dont la consommation annuelle d’énergie finale dépasse certains seuils devront :
Réaliser un audit énergétique tous les quatre ans (entreprises dont la consommation annuelle moyenne d’énergie finale est supérieure ou égale à 2,75 GWh)
Ou mettre en place un système de management de l’énergie (SME).
La mise en place d’un système de management de l’énergie certifié ISO 50001 devient obligatoire pour tout site dont la consommation annuelle moyenne d’énergie finale atteint au moins 23,6 GWh par an. Ce système vise à améliorer en continu la performance énergétique des organisations grâce à un suivi structuré des consommations et à la mise en œuvre d’actions d’optimisation énergétique.
Les entreprises nouvellement concernées devront effectuer leur premier audit au plus tard le 11 octobre 2026.
Les entreprises déjà concernées par les obligations précédentes disposent d’un calendrier précis pour se mettre en conformité :
Instaurer un système de management de l’énergie certifié ISO 50001 avant le 11 octobre 2027
Ou réaliser leur premier audit énergétique avant le 11 octobre 2026.
Ces nouvelles échéances visent à accompagner progressivement les entreprises dans l’amélioration de leur performance énergétique.
La transition énergétique s’accélère en France avec l’entrée en vigueur progressive de la loi n°2025-391 du 30 avril 2025, qui transpose notamment la directive européenne relative à l’efficacité énergétique.
Pour les territoires industriels, ces évolutions réglementaires représentent un enjeu stratégique. C’est particulièrement le cas de la zone industrialo-portuaire de Havre, qui constitue l’un des principaux pôles industriels et logistiques français et un maillon essentiel de l’axe économique de la Seine.
La nouvelle réglementation énergétique vise à réduire durablement la consommation d’énergie et à améliorer l’efficacité énergétique dans tous les secteurs économiques.
Ces mesures s’inscrivent dans les objectifs européens de réduction des émissions de gaz à effet de serre et de neutralité carbone à l’horizon 2050.
Dans les territoires industriels, où les besoins énergétiques sont particulièrement élevés, la réglementation constitue un levier important pour accélérer la transformation des modes de production et d’organisation.
Avec plus de 10 000 hectares d’espaces industrialo-portuaires, la zone du Havre est l’une des plus importantes d’Europe. Elle s’inscrit dans le système portuaire de HAROPA Port qui relie les ports de Le Havre, Rouen et Paris le long de l’axe Seine.
Ces activités font de la zone industrialo-portuaire un territoire fortement consommateur d’énergie, mais également un laboratoire pour les solutions de décarbonation industrielle.
La nouvelle réglementation énergétique vient ainsi renforcer les dynamiques déjà engagées localement en matière d’efficacité énergétique et de transition écologique.
Pour les acteurs économiques et institutionnels du territoire, l’enjeu est désormais d’anticiper ces évolutions réglementaires afin de faire de la transition énergétique un levier de développement et d’innovation pour l’ensemble de l’Axe Seine.